Le marché du cadeau d’affaire est en augmentation constante en France et représente désormais 850 millions d’€* environ. Remercier un client fidèle par le biais d’un cadeau d’affaire est un levier qui a fait ses preuves. Encore faut-il mener une réflexion stratégique en amont pour bien choisir son cadeau, s’inscrire dans les tendances du moment et le personnaliser avec bon goût.

 

Qu’est-ce que l’objet media ?

Comme le rappelle Frédéric MISSERI, adhérent 2FPCO, « beaucoup d’annonceurs continuent de considérer l’objet media comme un simple gadget, alors qu’il est un media à part entière, au même titre que la presse, l’affichage, la radio, la tv ou le web. La recommandation produit sera donc avant tout une recommandation marketing. »

 

Comment bien le choisir ?

En sollicitant un professionnel de l’objet media, l’annonceur devra échanger avec lui sur son objectif de campagne et les recommandations marketing qui en découlent. « Un vrai process de réflexion est nécessaire. Comme le ferait une agence de communication sur n’importe quel autre media, le prestataire doit d’abord proposer des solutions en réponse à un brief : analyse de la cible (profil, CSP), de son périmètre quotidien de travail et de vie, choix du moment et de l’endroit où la marque souhaite être présente dans l’environnement du destinataire final » explique Frédéric MISSERI

Ainsi, en plus d’être utile et de correspondre à la cible en termes de profil, le cadeau d’affaire devra être choisi en fonction du message que l’annonceur souhaite faire passer et du challenge qu’il souhaite relever.

 

Tendances 2018 : high tech et éco-responsable

« L’engouement pour les objets connectés, constaté depuis plusieurs années, ne faiblit pas et se déploie en plébiscitant des cadeaux toujours plus diversifiés. » Le chargeur de batterie externe, la clef USB, les écouteurs GSM ou la montre connectée font partie des bonnes idées 2018.

L’autre tendance est éthique. Le public est de plus en plus exigeant sur les engagements responsables des annonceurs. « Une entreprise ne peut pas afficher sa démarche RSE sur son site web et ses outils de communication et offrir des objets media de mauvaise qualité et non respectueux de l’Homme et de l’environnement.  Un cadeau mal choisi, notamment un objet bas-de-gamme produit au bout du monde, transporté jusqu’en France, stocké, marqué, emballé et livré à chaque destinataire polluera plus que l’industrie du pétrole et du charbon réunies, en valeur relative, au regard de son (in)utilité. D’autant plus s’il finit, comme on peut s’y attendre, oublié dans un pot à crayons ou à la poubelle. »

 

La personnalisation ou l’art du message élégant

Une fois l’objet choisi, il s’agit de choisir la manière de le personnaliser. « Pour avoir une chance que la cible conserve et utilise le cadeau, c’est à dire avoir une chance de louer un espace publicitaire dans son environnement, il ne faut pas que l’objet transforme le client final en homme- ou en femme-sandwich. Beaucoup trop de sociétés communiquent sur des objets en y apposant leur marque de façon extrêmement voyante, pour avoir la certitude d’être vues. Cette stratégie, dangereuse pour un objet media en général, l’est encore plus quand il s’agit de faire un cadeau d’affaire, dans une logique B to B. Plus le logo est ostentatoire, moins le client utilisera le cadeau de façon pérenne. 

Pour Frédéric MISSERI, « la marque doit être présente mais discrète, en privilégiant par exemple le ton sur ton. Il s’agit de se rapprocher d’une logique boutique : une phrase punchy ou humoristique sur un mug, accompagnée du logo en signature, plaira plus qu’’un marquage criard dudit logo. »

 

* source Omyagué, étude 2016

**RSE : Responsabilité Sociale de l’Entreprise